
Qu’est-ce que l’oxygénothérapie hyperbare (OHB)?
L’oxygénothérapie hyperbare (OHB) est une technologie médicale dont les origines remontent aux années 1920 et qui était déjà utilisée à cette époque pour soigner les plongeurs et les scaphandriers victimes d’accidents de décompression. La technologie repose sur l’inhalation d’oxygène par un sujet placé dans une enceinte où la pression est supérieure à la pression atmosphérique au niveau de la mer, d’où l’expression «hyperbare» . Dans un caisson d’acier monoplace ou multiplace, le sujet inhale de l’oxygène pur à 100 % (l’inhalation se fait à l’aide d’un casque étanche dans un caisson multiplace). Pour fins de comparaison, l’oxygène que nous respirons dans l’air ambiant est concentré à 21 % seulement.
Comment l’organisme réagit-il à l’oxygénothérapie hyperbare?
Par des mécanismes d’action variés, un traitement en OHB produit une dilution de l’oxygène dans le plasma, ce qui stimule la revascularisation cellulaire, ainsi que la revitalisation et la cicatrisation des tissus, greffes et organes. Plus précisément, l’inhalation d’oxygène pur à 100 % à une pression de trois atmosphères (3 ATA) augmente de plus de vingt fois la pression partielle en oxygène du sang et des tissus. Cette élévation de la pression est à la base de l’efficacité de l’OHB dans le traitement de l’intoxication au monoxyde de carbone. L’oxygénothérapie hyperbare produit aussi des effets anti-inflammatoires significatifs qui favorisent la guérison de lésions. La technologie est fréquemment utilisée en médecine sportive pour accélérer le processus de guérison de blessures subies par des athlètes. L’OHB procure un effet vasoconstricteur (diminution de la taille de vaisseaux par contraction) qui peut, par exemple, réduire l’œdème chez les grands brûlés. Par ailleurs, grâce à l’apport d’oxygène, l’OHB stimule la formation de nouveaux vaisseaux sanguins, ce qui lui confère un effet cicatrisant.
Quels services offre les centres Hyperbare?
L’oxygénothérapie hyperbare a été expérimentée sur près de 130 conditions médicales et il existe des preuves scientifiques fiables sur l’efficacité de l’OHB pour le traitement de plusieurs pathologies. Dans un rapport récent, l’autorité mondiale en la matière, l'Undersea and Hyperbaric Medical Society, recommande l’utilisation de l’OHB pour les conditions suivantes : embolie gazeuse, intoxication au monoxyde de carbone (inhalation de fumée), gangrène gazeuse, fasciite nécrosante (infection à la bactérie mangeuse de chair), lésions par écrasement, accidents de décompression, plaies réfractaires : (ulcères variqueux, plaies diabétiques, pied diabétique), infections nécrosantes des tissus mous, anémies particulières (choc hémorragique ou grave perte de sang), ostéomyélite réfractaire (infection de l’os par des bactéries), radionécrose (lésions post-radiothérapie), problèmes de greffes de peau et de tissus, brûlures, abcès intracrânien.
La majorité des indications ci-haut nécessitent une intervention d’urgence en milieu hospitalier, telle l’intoxication au monoxyde de carbone, les accidents de décompression et les embolies gazeuses. Par ailleurs, la Clinique est également en mesure d’offrir des séances pour différentes pathologies où les effets thérapeutiques de l’OHB ne sont pas encore reconnus scientifiquement. Parmi ces pathologies qui font l’objet d’études cliniques ou de projets pilotes de par le monde, on retrouve les conditions suivantes :
lésions neurologiques : traumatisme crânien, paralysie cérébrale, AVC, sclérose en plaque, migraine, œdème cérébral, blessure de la moelle épinière, neuropathie périphérique, Trisomie 21, déficience intellectuelle, autisme, ischémies traumatiques (blessures sportives musculosquelettiques), paralysie faciale; (paralysie de Bell), ajout à la réhabilitation : hémiplégie spastique post-ACV, paraplégie, insuffisance vasculaire périphérique, asphyxie : quasi-noyade, quasi-pendaison,
atteintes auditives : surdité soudaine, maladie de Ménière, otite externe maligne (infection chronique).
L’OHB est-elle efficace dans le traitement de lésions de type neurologique ?
Les études cliniques, les recherches et les évaluations se poursuivent à l’échelle mondiale afin de déterminer l’efficacité de l’oxygénothérapie hyperbare pour le traitement de lésions de type neurologique, comme celles associées aux traumatismes crâniens, à la paralysie cérébrale, aux accidents cérébraux-vasculaires et à la sclérose en plaques. Ces traitements sont pratiqués dans plusieurs pays industrialisés tels la Grande-Bretagne, les États-Unis et le Canada. En 2000, au Québec, les résultats d’une étude effectuée auprès de 110 enfants de 3 à 12 ans ont indiqué une amélioration dans une proportion équivalente des enfants du groupe expérimental et ceux du groupe témoin. Les travaux des médecins responsables de cette étude, les docteurs Pierre Marois, physiatre, et Michel Vanasse, neurologue, ont été honorés par la communauté médicale internationale réunie lors d’un important colloque sur les maladies neurologiques sous le thème Hyperbaric Oxygenation in Cerebral Palsy and the Brain Injured Child, tenu en Floride, en juillet 2001. Dans la foulée de la recherche effectuée au Québec, les études cliniques se poursuivent . Les conclusions d'une étude publiée en avril 2002 aux États-Unis confirment d'ailleurs que l'oxygénothérapie hyperbare est efficace comme traitement complémentaire pour les enfants atteints de paralysie cérébrale. (Waalkes, Philip, Adjunctive HBO Treatment of Children with Cerebral Anoxic Injury, U.S. Army Medical Journal, April-June 2002, p.13-21)
Source tiré du net
Merci à la clinique Hyperbare de l'île où Jade est en traitements.